les Voyageurs de Rêve

Auteur Sujet: Miles+Christi, CR de séances  (Lu 1869 fois)

Hors ligne Kynan

  • Jean-Marie D.
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Miles+Christi, CR de séances
« le: 03 juin 2018, 01:20:51 »
J'annonce que la rédaction, à fins d'archives templières, et dans le plus pur esprit de Loyauté, d'Obéissance et de Courtoisie, de compte-rendus sur les séances, vaudront à leurs doux auteurs une demi-coche de progression dans la spécialité de leur choix en Voeux Monastiques, Vertus Chevaleresques ou Commandements de la Règle.

Hors ligne Flamel

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #1 le: 04 juin 2018, 22:45:42 »
Faite à Marseille en l'an de grâce MCLXXV le jour de la sainte Mathilde
Ma très chère Hawise
       Je t'écris cette lettre depuis la commanderie de Marseille où, avec mes trois frères, nous jeûnons en attendant notre départ longtemps désiré pour la terre sainte. Nous sommes partis de notre maison de Toulouse Le jour de la saint Herber avec une mission de la plus haute importance. Nous avions la tache d'amener en terre sainte, en sus de nous même et quatre de nos frères sergent, un score de chevaux, dont un de grande valeur, jusqu'en terre sainte ainsi qu'une sainte relique de Benoît  le patron de notre ordre. Outre la charge de ladite relique j'ai eu l'insigne honneur de porter le gonfalon pour ce périple tandis que mon doux frère Gerault devait nous mener de  sa bienveillante main. J'ai d'ailleurs bien du mal à discipliner mes sentiments pour me garder du pécher d’orgueil.
       Nous avions espoir de rejoindre notre commanderie avec l'aide de dieu et d'une galère du temple qui devait nous mener jusqu'en notre commanderie de Saint Jean D'Acre mais le ciel, et notre manque de diligence en a voulu autrement. Notre galère étant partie sans nous attendre nous avons du trouver un autre navire. je vois ton sourire d'ici ma très chère sœur et il remplis mon cœur de joie, autant que me remplis de joie la noble et enthousiaste participation, après quelques discussions entre hommes de foi, que nous avons obtenu d'un capitaine de nef marchande génois. Frère Raphaël, qui parle fort bien la langue de ce pays, nous a été un don du ciel en cette occasion. Il n'a demandé de nous pour notre passage que la simple application de nos vœux de défendre et servir les pèlerins et son navire. Il a bien entendu obtenu une modeste participation d'une centaine de deniers que nos frères de Marseille lui ont très généreusement fait payer.
   Nous passerons certainement les jours de la mort et de la résurrection de notre seigneur en mer et je prierai encore pour toi ainsi que pour nos frères et notre père, comme je le fait chaque jour. Dit lui encore que je lui pardonne de ne pas avoir compris ma vocation et que je souhaite de toute mon âme qu'il trouve lui aussi la force de faire de même à mon égard en ces jours de prière et de jeûne.A toi toujours dévoué
Jocelin
« Modifié: 05 juin 2018, 15:22:16 par Flamel »
as swift as wind, as silent as forest, as fierce as fire, as unshakeable as mountain

Hors ligne Kynan

  • Jean-Marie D.
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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #2 le: 05 juin 2018, 08:55:15 »
[Interruption céleste]Validé ![/Interruption céleste]

Hors ligne Draagna (Rafaël)

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #3 le: 30 juin 2018, 18:19:39 »
(C'est un peu à la bourre mais bon !)


Prière de Rafaël au Seigneur 1

          Ô toi Seigneur, j’ai entendu ton appel autrefois pour me battre contre l’infidèle et le repousser jusqu’en ses terres par-delà la mer. Aujourd’hui ton écho raisonne encore en moi m’appelant en des contrées plus lointaines pour libérer nos Saintes terres de l’envahisseur qui la souille. Tu m’as guidé jusqu’à Toulouse où j’ai pu y croiser ceux que tu as appelé et qui m’accompagneront dans cette sainte quête.
          Je ne doute pas de leurs foi ni de leurs compétences ni de ta sagesse quant aux choix que tu as fait. Mais savent-ils seulement ce qui les attends. La plupart n’ont jamais que combattu en entrainement et si le temps donnent à leurs visages plus ou moins autant de printemps que moi il n’est pas marqué par les rides de la guerre ni de l’astre brûlant qui nous épuise alors que nous tombons un par un sur le champ de bataille.
Je prie pour eux. Puisses-tu veiller sur eux autant que je tenterai de les protéger, puisses-tu leur donner courage de combattre l’adversité quand elle se présentera à eux car ils n’ont jamais vu le visage du mal et seule leur foi saura les en protéger.
          Nous jeûnons pour Carême, comme ton fils autrefois lors de sa traversé du désert, bien que les conditions à Marseille soient bien moins rudes que le sable brulant fouettant le visage. Nous nous préparons à aller en Terre Sainte aider tes fidèles avec pour mission d’y amener des chevaux ainsi que des ressources monétaires. Mais plus que tout, nous escortons une relique d’un de tes messagers d’antan qui saura je l’espère bénir notre traversé contre tout fléau. Je prie ton nom pour que tu protèges ces innocents.
          Cependant il semblerait que nous n’étions pas à la hauteur de tes attentes car le vaisseau du Temple « La sauvageonne » est parti sans nous. Nous avons donc été contraint de négocier avec des génois qui semble avoir oublié le pêché d’avarice. Préférant clamer richesse plutôt que de supporter l’effort de guerre en ton nom. Mais quoi qu’il advienne nous arriverons par tous les moyens à Saint Jean d’Acre car c’est toi qui nous y a appelé et déjouerons les brimades du destin que le malin aura placé sur notre chemin.


          Ô toi Seigneur, qui résonne en moi et qui ne suit que le réceptacle de ta volonté sur Terre. Donne-moi la force de guider mes frères de la même manière que tu as su me guider jadis.

Hors ligne Draagna (Rafaël)

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #4 le: 20 juillet 2018, 00:00:20 »

Jean-Marie pourrais-tu nous mettre la carte s’il te plaît aussi ?
Voilà le second compte rendu pour ceux qui nous rejoignent afin que vous ne soyez pas perdu.
Prière de Rafaël au Seigneur 2

                Ô toi Seigneur, je te remercie pour nous avoir protégé lors de cette longue traversée, tant du temps que des brigands. Le voyage fut en effet extrêmement calme et je m’agenouille encore devant ta clémence. Grâce à ta bienveillance nous avons pu veiller sur la Sainte relique comme il se doit ainsi que sur les différents passagers qui se voyait rassuré d’embarquer avec les représentants de ta main armée et nous avons comme l’aurai voulu frère Jocelin fait la messe aux pèlerins ainsi qu’accomplies tous les rites quotidiens tel que le lavage de pieds. De plus un roulement a été convenu avec les frères sergents afin que ces derniers puissent eux aussi bénéficier du confort de nos couchettes lors de la traversée plutôt que de s’accommoder perpétuellement de celles prêt du bétail.
Quel dommage que mes deux précédents compagnons d’armes furent sèchement abattus par la maladie avant la traversée, il faut croire que ma belle région natale du pays d’Oc ne sied guère à leur climat habituel et cela les a rendu nauséeux. Quoi qu’il en soit, deux jeunes Templiers les ont remplacés : Frère Bernard et Frère Aimbaud. Encore une fois je les trouve fort sage et biens qu’ils soient fort entraîné et surement fort habile en duel, mais encore une fois je crains quant à leurs habilités à faire face aux champs de batailles que tu me sais connaître mais qui sont un mal nécessaire pour purger les hérétiques de cette terre se nécrosant petit à petit par le foulement des pas de ces impies. Puisses-tu me donner la force de les protéger le moment venu.
Quoiqu’il en soit nous avons quitté Marseille, demandant si la commanderie du lieu n’avait pas une mission à nous transmettre pour la Terre Sainte. Que du courrier, mais il est bon de se rendre utile pour nos très chers frères. De même, je ne sais pas quel dessein tu as entrepris pour moi en faisant que mes frères me nomme chef de notre chapitre mais je l’ai accepté, je suis bien plus habille en gonfalonier. Il faut croire que c’était pour mener un peu de discipline et apprendre à ces jouvenceaux à ne jamais baisser leurs gardes. En effet, j’ai dû recadrer plusieurs fois le Frère Aimbaud qui pêchant par paresse rouspétait à mettre son armure complète sous prétexte qu’il n’y a pas de danger. Je trouve cet enfant bien arrogant et orgueilleux, son visage n’est absolument pas marqué par les foudres de la guerre et fanfaronne bien trop pour avoir un jour affronté vaincu contre une armée de sarrasins alors que le sous-nombre et la fatigue rongeait le moral des hommes.
Et le danger était bel et bien présent en tout lieu, alors que nous étions non loin de la Sardaigne une escarmouche de trois bateaux naviguaient pleine voile en notre direction. Selon le capitaine il s’agissait de brigands, j’ai donc ordonné que l’on fasse savoir que le bâtiment transportait des templiers en y faisant flotter notre resplendissante bannière au mât. Une fois le nouveau pavillon en place ces brigands sauraient qu’en plus d’être jugé devant toi pour leurs larcins ils seraient conscient d’avoir agis en hérétique en nous attaquant aggravant lourdement leurs peines. Si l’idée de les envoyer plus tôt en enfer me réjouit, je préfère néanmoins épargner la vie des innocents qui malheureusement périront lors de l’affrontement. Heureusement tu as entendu mon appel implorant que ta force céleste repousse ce mal puisque deux des trois bateaux ont décidé de rebrousser chemin une fois à vue de nos drapeaux. Préférant fuir devant ta colère que de risquer de l’attiser. Toutefois un dernier démon continuait à nous poursuivre, j’ai donc prévu que l’on m’apporte un arc et des flèches afin de mettre le feu au bateau ennemi mais de grâce la capitaine génois m’a empêché de faire feu m’indiquant que c’était un bateau vénitien que nous venions de sauver de deux nefs de barbares qui tentaient de la harceler.
 
Plus tard lors du voyage, Frère Aimbaud a voulu s’entraîner à l’épée afin de ne pas perdre. Je dois avouer qu’il se débrouille très bien à l’épée.
 
                Une fois arrivé à bon port à Saint Jean D’Acre, la chaleur se fait déjà sentir sous nos armures mais rien de plus extrême que les plaines d’Aragon et d’Andalousie. Je plains en revanche mes compagnons à la peau bien plus claire qui sont plus habitué aux temps froids du Nord du Royaume Franc. Bien entendu nous avons subit les moqueries des frères Hospitaliers mais ces derniers sont restés courtois et nous ont en fin de compte plutôt bien accueillit. Le lendemain matin nous avons rejoint la commanderie Templière de Saint Jean D’Acre et ce sans mal avec nos chevaux qui ne comptent par ailleurs aucune perte lors de la traversée. Là-bas le commandeur à feint la stupidité pour tenter de nous extorquer la moitié de nos bêtes. Ce dernier attendait effectivement lui aussi des chevaux mais eux venus de la commanderie de Lyon. Une fois le malentendu dissipé, le gîte nous a été offert ainsi que des précisions sur les lieux et le trajet à entreprendre jusqu’à la commanderie de Paumiers, mais aussi des natifs ayant pris la vraie voie qui est celle du Christ qui nous sauront fort utile pour trouver notre chemin ainsi que nous accommoder des us et coutumes locales mais surtout de la langue.
Sur le trajet des pèlerins ont rejoint notre camp de nuit. Je suis extrêmement déçu de ces voyageurs qui ressemblent plus à des ivrognes et fêtards rodant autour des tavernes qu’à des hommes recherchant à purifier leurs âmes et devenir plus vertueux. Et comme il est prévisible d’attendre de soulards faisant péché de gourmandise et ce malgré les avertissements de Frère Bernard ayant précédemment délivré la messe, ces derniers ont apportés des ennuis avec eux. Notamment une jeune femme venue nous réveiller durant la nuit accusant nos hommes d’avoir tenté de la violé. J4ai confiance en ces chrétiens malgré nos différences car ils s’en sont avérés digne lors de ces derniers jours par leurs serviabilités. Néanmoins, j’appelle leurs chef Hamed afin qu’il me donne sa version ; le seul parlant notre langue et ce dernier a confirmé mes dires, les pèlerins apportent énormément d’ennuis. Bien que ce soit notre principale mission de les escorter, il faut bien avouer qu’ils donnent un certain fil à retordre.
L’incident réglé, la nuit continua sans autre problème et les pèlerins continuèrent leur route vers Jérusalem. Nous passâmes à ses alentours et je dois bien avouer être tombé sous le charme de cette magnifique cité. Cependant la commanderie de Paumiers nous attends.
En descendant vers Bethleem notre convoi fut brièvement stoppé par des guerriers supposés franc mais parlant une langue inconnue de nos frères ainsi que de nos accompagnant. Ces derniers demandaient un droit de douanes mais voyant notre bannière et connaissant les lois du seigneur régissant ces terres nous exemptant de tout tarif douanier ils nous ont laissé passer non pas sans tenter une moindre résistance au vu du convoi que nous escortons. C’est surement dégoutés qu’ils essayèrent en vain de faire payer nos natifs. Mais ils finirent par se mettre à genoux devant la sainte autorité que nous représentons et les laissèrent passer sans autre problème.
 
Non loin de la commanderie de Saint Abraham, nous avons remarqué qu’un de nos cavalier, Farid était absent, ce n’est que quelques lieux plus tard que nous avons retrouvé son cheval accompagné de son cadavre. La bête compris le tragique dessein de son cavalier et lui offrit une dernière chevauchée en son honneur jusqu’à que nous puissions lui accorder le repos éternel en l’enterrant dignement. Une flèche d’infidèle l’avait percé et visiblement à courte distance. Ce sont vu les tailles des flèches des archers montés et effectivement plus tard nos éclaireurs nous reportaient des mouvements étranges à nos alentours.
 Nous nous sommes par conséquent mit en position de bataille et ait fait en sorte de mettre à l’écart nos accompagnateurs afin que ces derniers n’essuient pas plus de perte.
Comme prévu ces sauvages ont chargés sans réfléchir de manière désorganisée. Le frère gonfalonier Aimbaud a alors sonné la charge. Bien qu’il sache tenir un triangle de charge et en faire un, il le maintient piètrement et des troupes plus expérimentées auraient très bien pu passer au travers pour nous contre charger. Heureusement que ce ne sont que de misérables sbires montés, maniant bien évidemment l’arme des faibles qui est l’arc et qui malgré son nombre non négligeable reste un adversaire lâche préférant fuir à la moindre perte ou lorsque le fracas d’une armure résonne dans leurs oreilles. Pourtant ces derniers ont plutôt bien encaissés le choque de charge, je les aient largement sous-estimés. Quoi qu’il en soit ils ont été défait sans autre perte.
Je suis fière des deux frères Templiers m’accompagnant, ils n’ont pas hésités un instant à charger et ce malgré les flèches nous harcelant lors de la charge. Ces derniers sauront se montrer utile lors d’une bataille mais leur courage sera-t-il encore présent si la bataille semble désespérée ?
Une fois arrivé à la commanderie, ils ont été ravi de nous voir, nous remerciant gracieusement des quelques chevaux que nous avons capturés à nos attaquants en étant en même temps inquiété des tabards arpentés aux couleurs de Salah Ah Din. Nom qui fit trésailler légèrement de peur nos compagnons de voyage.
 
                Seigneur je t’en prie, protège notre route restante jusqu’à Paumiers et rend nous victorieux et si je venais à faillir dans ma mission, sauve mes compagnons.
« Modifié: 20 juillet 2018, 01:46:07 par Draagna (Rafaël) »

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #5 le: 20 juillet 2018, 00:33:32 »
Ce soit disant frère "Baaleinus", que voilà fort insulté d'un patronyme si peu chrétien, est en fait le très doux frère Aimbaud (d'Evreux).

Ce serait Péché que de ne point corriger.

Des cartes ?

Une vue d'ensemble d'Outremer

Une autre avec les croisades *

* (1e Croisade : 1096-1099 : L'histoire
Carte des Etats Latins d'Orient
2e Croisade : 1147-1149 : L'histoire)
« Modifié: 20 juillet 2018, 01:02:29 par Kynan »

Hors ligne Draagna (Rafaël)

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #6 le: 20 juillet 2018, 01:47:01 »
Corrigé.
Enfaîte je pensais à la carte du livre de règles pour les noms des commanderies sur place. ( J'ai bien mit 20 minutes à retrouver Paumiers  ;D )

Hors ligne Kynan

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #7 le: 20 juillet 2018, 11:32:48 »
Elle est dans le livre effectivement, et je ne la trouve pas ailleurs.

Voici une carte médiévale (en fait romaine), utilisée au moyen âge. La carte complète va du Portugal à la Chine ! Les "échelons" sur les trajets entre les villes indiquent le nombre de jours de marche. L'orientation est trompeuse, la côte de Palestine est en bas, sous Chypre.

Hors ligne Kynan

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #8 le: 22 novembre 2018, 06:38:41 »
Je rappelle que les CR sont encouragés, et même récompensés !

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #9 le: 23 novembre 2018, 19:21:25 »
Mieux vaut tard que jamais, hein.(Avec les quelques souvenirs qu'il me reste.)

Rapport à la commanderie de Paumiers.

Doux Frère,
je vous prie de bien vouloir me pardonner de la brièveté de ce rapport. Le temps presse et je veux que ces informations vous parviennent, au cas où il nous arriverait quelque chose. Si le Seigneur le veut, nous pourrons vous détailler tout cela de vive voix en arrivant à destination. En attendant, prions-le de nous accorder la victoire.
Après les mésaventures de la traversée que je vous ai déjà contées, notre groupe s'est réuni et nous avons pu reprendre notre route vers la commanderie. Il ne fallut pas longtemps, cependant, pour qu'on vînt nous trouver avec une nouvelle affligeante. Deux seigneurs locaux, en effet, avaient entrepris de guerroyer entre eux, sur cette Terre Sainte, alors même que la menace des Infidèles se fait des plus pressantes. Nous décidâmes de nous rendre là-bas afin de séparer ces deux armées et, si possible, de les réunir afin de protéger la terre du Très Haut contre les armées du Malin.
La situation que nous découvrîmes fut néanmoins plus compliquée que nous l'avions imaginé. La querelle était ancienne et bien ancrée, malgré l'ordre des Écritures de pardonner les offenses commises par le prochain. Et alors que nous pensions avoir réussi, des rumeurs de sorcellerie parcoururent le camp. Voilà qui changeait tout.
Il me faut m'arrêter ici, le devoir m'appelle. J'espère que nous nous verrons bientôt.
Vôtre en Jésus,
"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #10 le: 24 novembre 2018, 13:12:28 »
Rapport à la commanderie de Paumiers

Doux Frère;

Mon dernier rapport a dû vous alarmer quelque peu. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser et tiens à vous rassurer immédiatement. Nous sommes tous en vie et, grâce à Dieu, nous avons triomphé et du mal.

Je vous contais comment nous nous étions retrouvé, lors de notre trajet vers votre commandement, à tenter de résoudre un différend séculaire entre deux seigneurs temporels. Grâce à l'action du Frère Joscelin, nous avions réussi à les persuader de régler leur différend par un duel afin d'épargner la vie des innocents combattants et de mettre un terme définitif à ces rancœurs alors les armées de Saladin approchent. Le fils du seigneur assiégé avait accepté de prendre la place de son père, à condition que nous nous occupions d'empêcher l'action d'une sorcière suspectée, Dame Aïla, nouvelle épouse du seigneur assiégeant. Cette Dame, disait-on, approchait avec de nouveaux renforts. Il nous fallait agir.

Nous nous sommes donc mis en route de bon matin, les Frères Joscelin, Bertrand et Bernard, moi-même et nos écuyers, laissant notre précieuse cargaison sous la garde de nos frères restant sur place. Après une journée de chevauchée sans croiser âme qui vive, nous avons repéré la trace d'une grande chevauchée. Nous l'avons poursuivie et quelle ne fut pas notre surprise de tomber sur une armée entièrement composée de femmes. Peut-être aurez-vous du mal à le croire, mais elles n'étaient pas de nature à être sous-estimées, armées de pied en cap comme elles l'étaient, et portant la traces de nombreux combats.

Elles ne parlaient pas notre langue. Heureusement pour nous, Jean, l'écuyer de Frère Bertrand, comprend l'arabe et put servir d'interprète. Ces dames nous offrirent leur hospitalité et nous pûmes nous reposer et nous restaurer, sans abandonner notre vigilance. Il nous apparut bien vite que nos coutumes et les leurs étaient fort différentes, ce qui ne manqua pas de causer quelques remous ; mais il plut au Très Haut que nous restâmes droits ; ce qui nous permit d'apprendre que nous étions bien dans une troupe au service de Dame Aïla. Ainsi, voilà les renforts qui allaient mettre à mal notre entreprise de pacification des terres chrétiennes en Orient.

Frère Bertrand, Frère Joscelin et moi-même avons donc décidé d'aller à la rencontre de cette dame afin de vérifier les rumeurs qui courent sur elle et, le cas échéant, d'agir afin de restaurer la gloire du Seigneur sur ces terres. La capitaine de l'armée de femmes nous en empêcha cependant et nous revîmes à notre feu. Alors que nous discutions de la marche à suivre et étions proche de recourir à la force, un phénomène magique se produisit, achevant de nous convaincre de la nature impie de ce camp : toutes les étoiles du ciel, brillantes un moment auparavant, s'étaient éteintes ; et la tente de Dame Aïla, que nous avions tous bien vue resplendir de mille feux, s'était évanouie. Ni une ni deux, nous entreprîmes de nous mettre en ordre de bataille. C'est à ce moment que la tente réapparut derrière nous, de nouveau toute illuminée.

Ne daignant pas attendre, Frère Bernard s'y rendit désarmés tendit que Frère Bertrand et moi le suivions, armés mais sans protection. Le Frère Joscelin, à l'arrière, se préparait à intervenir en cas de problème et passait son armure. Nous arrivâmes dans une tente bien plus grande qu'elle le laissait voir de l'extérieur, et plus riche que le plus riche des palais de nos princes d'occident. Nous nous avançâmes pour tomber sur cette fameuse dame Aïla, brûle-t-elle en Enfer. Tous les trois, nous essayâmes d'en apprendre plus, mais sa langue de serpent résistait à toute notre diplomatie. L'intervention du Frère Joscelin, armé de la relique de Saint-Benoit, déclencha le feu divin. Dame Aïla, alors, découvrit sa vraie nature et il nous fallut combattre pour sauver notre vie et mettre un terme à cette existence, insulte à la volonté du Très Haut. Quand nous fûmes vainqueurs - bien que meurtris, les coups qu'avaient essuyés les Frères Joscelin et Bertrand étaient terribles - toute l'illusion se dissipa. Le camp des femmes étaient loin et il n'y avait plus trace de tente riche ni de flammes. Seul un étrange symbole à cinq côtés que je vous reproduit ci-dessous.

Ne voulant rester dans les environs, nous rentrâmes à notre camp à bride abattue. Le lendemain, le duel commença mais, grâce au Seigneur, les deux ennemis d'hier oublièrent leur querelle et, après un combat fantasque, entreprirent de construire l'avenir sur de nouvelles bases.

Nous reprendrons bientôt la route pour Paumiers. J'espère que nous ne prendrons pas plus de retard.

Vôtre en Jésus,
Frère Géraud.
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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #11 le: 15 février 2019, 20:06:26 »
Journal du Frère Géraud

Ah, que la Terre Sainte est aride.
Par la grâce du Très Haut, nous avons fini par arriver à Paumiers. Le mois d'octobre a commencé et ce n'est pas trop tôt. Le Frère Commandeur, Olivier d'Arçon, nous a accueilli sans chaleur. Rien contre nous, à ce que j'ai pu comprendre ; le Seigneur l'a fait ainsi. Nous saurons tout de même nous entendre, je n'en doute point.
La commanderie est sise à côté d'un charmant village, So'Ar dont la principal attraction est le soul. Les marchandises y arrivent de partout. À côté de ça, le village semble être un concentré de Terre Sainte, avec ses quatre lieux de culte et son port de commerce sur la mer morte.

Nous avons commencé à nous faire à la vie à Paumiers. Ce serait sans doute plus facile sans ce cercueil pendu par des chaines au milieu du cimetière. Celui d'un ancien frère excommunié, à ce qu'on dit. Je ne sais pas ce qu'il a fait pour que l'on fasse subir pareil traitement à son cadavre. Le crime doit être immense. La commanderie comporte également une bibliothèque bien fournie, à ce qu'on dit, mais l'accès en est strictement contrôlé. Il se dit qu'on y cache quelque chose. Surtout, l'intégrité du verre bleu qui protège les fenêtres doit être protégée à tout prix ; c'est une des premières règles qu'on apprend ici.

Un jour, nous sommes convoqués par le commandeur. Des combats entre Bédouins locaux ont eu lieu, et la population s'inquiète. Le commandeur nous somme de chercher à arrêter cela, sans sang inutile si possible. C'est le Frère Geoffroi qui nous précise la situation : les Loris, une tribu nomade servant principalement d'escorte de camarade, a entrepris une sorte de guerre civile. Ces combats ont toujours plus ou moins eu lieux, mais ils se sont intensifiés ces derniers temps et, récemment, une bataille rangée a laissé six morts, le poignard dans l’œil, à quelques kilomètres de So'Ar.
Si l'on nous demande d'intervenir, c'est avec diplomatie et discrétion : nous ne sommes pas dans notre juridiction.

Nous nous séparons en deux groupes. Tandis que les Frères Jean, Simon, Aimbaud se rendent au caravanserail et au souk, le Frère Bertrand et moi nous rendons chez les chef local, le Cadi. C'est lui qui a demandé l'aide du Temple et il devrait pouvoir nous donner plus de renseignement sur ce qu'il se passe et sur les coutumes de la population locale. Il ne s'agirait pas d'offenser qui que ce soit.

Le devoir m'appelle, il faudra continuer ce récit plus tard.
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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #12 le: 16 février 2019, 16:05:21 »
C’est à l’automne de l’an de Grace 1174 que de nouveaux frères arrivèrent à la Commanderie de Paumier où je séjournai depuis 2 ans. Leur trajet depuis le Royaume de France avait dû l’être long et périlleux car ils arrivèrent épuisés et pour certains blessés. Mais Dieu dans sa grande sagesse les avait guidés jusque-là.

Peu de temps après leur arrivée, notre Commandeur, nous donna comme mission d’enquêter sur des conflits entre tribus Luri ayant fait plusieurs victimes.

Je passe sur les événements qui nous conduisirent à quitter notre Commanderie au milieu de la nuit sous le commandement de Frère Jocelin aidė du Gonfalonier Imbaud. Un turcopole du nom de Imhad nous avait apporté un message de la part d’un de nos frères en mission dans le désert qu’une troupe de Luri avait quitté le village où nous les avions rencontrés vraisemblablement pour se rendre sur un champ de bataille. Guidé par Imhad, nous chevauchâmes donc longtemps dans le désert avant d’arriver à des montagnes où nous dûmes abandonner nos montures pour pouvoir poursuivre le chemin.  Après avoir péniblement escalader la montagne nous arrivâmes finalement en haut d’une falaise qui nous donna un point de vue sans équivoque sur les événements dramatiques qui se déroulaient sous nos yeux. Les deux tribus de Luri s’affrontaient dans une violence sans égal comme si les démons étaient à leur côté. Souhaitant mettre fin à ce carnage Frère Imbaud et Frère Jocelin firent alors appel à leur grande piété et avec l’aide de dieu provoquèrent des miracles destinés à convaincre les infidèles d’arrêter de s’étriper. Certains combattants furent entourés par de buissons aux épines agressives pendant que la voix de frère Imbaud amplifiée à la hauteur du tonnerre exigeait l’arrêt des combats au nom de Dieu. Mais rien n’y fit. Les infidèles continuèrent à s’entre-tuer ou pris de panique s’enfuir as toutes jambes. Quand nous arrivâmes finalement sur le lieu de la bataille, les infidèles prenaient la fuite ou était mort ou mourant. Nous pûmes toutefois donner l’extrême-onction à 2 de malheureux les amenant dans la paix du Seigneur et nous pûmes également faire deux prisonniers que nous t’entâmes d’interroger sans succès. Nous découvrîmes également le corps du chef Luri qui nous avait reçu quelques jours auparavant même si il ne nous avait donné aucune information sur les dangers et tracas qui guettaient son âme et sa tribu. Nous enterrâmes les deux malheureux fraîchement convertis à la Paix de Jésus Chris et j’insistai pour que nous ramenions le corps du valeureux chef tombé au combat à son campement auprès des siens.

Nous décidâmes alors de rentrer au petit matin après une nuit de cavalcades et de combats vers la commanderie afin de pouvoir interroger tranquillement nos prisonniers et faire notre rapport à notre commandeur. Mais en arrivant au petit matin dans le village que nous pensions encore endormi nous eûmes la surprise d’être le témoin d’un nouveau combat. Une dizaine d’hommes s’attaquaient à un malheureux qui défendait sa vie bec et ongles. Nous t’entâmes par tous les moyens de disperser la foule mais au lieu de nous obéir ces mécréants se retournèrent avec violence contre nous tentant de nous mettre à mort. Une voix magistrale s’éleva alors de notre groupe si fort qu’elle fit s’écrouler les murs et tomber les chevaux de certains de mes camarades.  Après quelques coups d’épée bien placés mes bien chers frères et moi-même purent mettre en déroute ou envoyer auprès de notre Seigneur l’ensemble de ces manants qui avaient défié notre autorité. Toutefois leur colère n’était pas nécessairement injustifiée puisque nous découvrîmes à notre grande stupéfaction que l’homme qui défendait sa vie n’était autre qu’un d’adorateur de Satan que nous avions déjà croisé. Probablement aidé par le malin l’homme réussi à s’en fuir par les toits et nous ne fûmes malheureusement pas capable de le rattraper et ce, même avec l’aide de Dieu.

Nous décidâmes de rentrer à la commanderie avec quatre prisonniers, de prisonniers faits sur le champ de bataille dans les montagnes et de prisonniers fait lors de cette bataille afin que nous puissions les interroger sur leurs motivations à vouloir s’entre-tuer et défier l’ordre du seigneur.


Extrait des Chroniques de Simon de Lauzon, Un chevalier Franc en Terre Sainte
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« Modifié: 16 février 2019, 16:07:21 par Le Vagabond »
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Hors ligne Baaleinus

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Re : Miles+Christi, CR de séances
« Réponse #13 le: 07 décembre 2019, 17:03:54 »
Rapport de mission du chevalier Aimbaud d'Evreux, frère du temple, détaché à la comanderie de Pommier, par la volonté du Tout Puissant.

' Nous avons été convoqué à l'aube par le frère Comandeur de Pommier, frère Bertrand et votre serviteur. Celui ci nous à confié une mission simple bien que singulière. Il pensait qu'elle était suffisamment simple pour que tout les deux puissent la mener à bien. Et ce, malgré les limitations intellectuels de frère Bertrand et la vacuité de mon empathie avec l'espèce humaine.

Un frère, sur Roland, disparu en mission juste avant mon arrivée à Pommier, à été vu par un Turcopole, sur le souk de ville de karsek.
Ayant été reconnu, le frère Roland s'est enfui.

Notre mission est de nous rendre sur place et enquêter, dans le but de le ramener.

Notre commandant me nommé chef de l'expédition et donc frère Bertrand sera le Gonfalonnier. Il nous est adjoint également la compagnie d'une quinzaine de Turcopole.

Le voyage est rapide, et je ne laisse personne flâner en route malgré le soleil. C'est en équipement complet que nous voyageons pour que nul n'ignore que le temple était en mission.

Arrivé à la ville fortifiée' nous demandons hospitalité au terrible seigneur des lieux, sir Étienne. Par chance,  il était parti en raid dans le Nord, aussi il n'y eut pas de problèmes.

Nous commençons l'enquête par le souk, ou le frère en cavale avait été vu par le Turcopole. Las, rien d'intéressant à part une attaque par le Cora d'une jeune charmeuse de serpent Slade. Rien de méchant, le reptile s'ecrasant sur l'armure de ma foi et de mon mépris. Néanmoins, la gueuze nous remarque et nous donne rendez vous près des citernes de la ville la nuit même.

Lors du rendez vous, la drolesse nous transmet un message codé de la par du frère  Roland, mais avant de nous en dire plus, elle est occis par des assassins. Nous les poursuivons avec diligence, mais ceux ci nous perdent dans les bidonville entourant la citée.

Le lendemain, nous décidons de partir vers les ruines indiquées dans le message de Roland. Trouver un guide est difficile, car la région est crainte, et la perspective d'imaginer devoir aller encore plus à l'est des ruines remplie de terreur les autochtones. Les croyance voudraient qu'une tribu de sorcier adorant des démons serpents se cache dans le désert. Il est possible que le frère Roland est découvert l'endroit.

Dans les ruines, nous trouvons des traces de passage, et la mise à nue de souterrains très anciens. Les Turcopoles ont peur, aussi nous descendons qu'avec peu d'entre eux et laissons la garde du camps à nos écuyers.

Il s'avère rapidement que ces souterrains ne sont rien moins que l'un des accès à l'enfer !! Plus nous progressions, plus nous trouvons des traces des meurtres des Turcopole qui accompagnaient frère Roland ainsi que des bas relief indiquant clairement l'adoration au malin des habitants des lieux.

Après des heures à errer dans les souterrains, les liasses maléfiques qui nous accompagnent en pemanence ont raison des Turcopoles, qui fuient les uns après les autres. Je décide de continuer, mais il s'avère que s'en est trop pour le doux frère Bertrand, que n'autorise à se replier tactiquement.

Mais alors que je continu, je suis confronté au portes des Enfers elles même, ou la lumière ne rentre pas. Attaqué par des visions cauchemardesques, ma volonté flanche, seul face aux ténèbres aussi, je fuie également pour rejoindre le frère Bertrand qui a réussit à  rejoindre le camps.

La nuit qui suit est un cauchemar permanent, avec des attaques régulière de nos esprits, nous empêchant de prendre du repos.

Au petit matin, nous constatons que tous ont fuit, emportant armes bagages et montures.
Nous retrouvons, grâce au seigneur, nos montures qui nous attendaient non loin. Nous décidons de retourner chercher des renforts à la comanderie, et d'aller discipliner ceux qui c'étaient enfui en nous abandonnant.

J'espère que nos frères versés dans la demonologie seront présent, car leur présence nous à manqué cruellement.'

Alleluia