Les Voyageurs du Rêve

Auteur Sujet: Campagne Pathfinder : Les Royaumes Oublié - Résumé de séances.  (Lu 1412 fois)

BadxEnd

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Il s'agit là de la première séance encore, je ne me sentais plus le courage d'attaquer celle de hier. C'est long a faire, mais je me suis bien amusé ^^. Je corrigerai les fautes plus tard, faut que je mange d'abord...


Car il fallait bien qu'il y ai un début...

Une histoire qui commença par un bateau. Quatre jeunes et moins jeunes aventuriers ( que je qualifierai pour le moment de paysans armés ) que rien ne liait, en dehors de leur présence sur le navire. Embarqués deux semaines plus tôt pour des raisons qui leur étaient propres, ils avaient surtout servit d'épouvantails contre d'éventuels pirates. Au terme de la traversée, ils arrivèrent dans une petite ville, prêt à débuter une nouvelle vie d'aventure, loin du confort de leur chaumière/laboratoire/bois/camp.

Le premier à descendre fut un gnome nommé Imaduyan, dont la nature avait fait de lui son champion, lui accordant pour l'accompagner dans ses pérégrinations d'un loup répondant à l'appel de Volverine. Même s'il servait de monture, inutile de préciser que la garde environnante ne vit pas d'un très bon oeil un tel animal au sein des habitations. Les villageois non plus à vrai dire. C'est ainsi que deux guerriers à l'aube de leur carrière et un jeune alchimiste, respectivement Thorgrim, Flu et Lycan, purent se retrouver autour de ce spectacle, certains d'entre eux ayant déjà eu plus ou moins de contact avec les autres.

La mer, c'est bien sympa, mais la qualité de sa cuisine ne vaut pas celles des auberges de la terre ferme, aussi les quatre individus suscités s'en allèrent profiter d'un repas digne de ce nom à l'auberge du Poney qui Tousse, dépensant le peu qu'il leur restait de leur salaire. Il était temps de trouver de travail, et de s'associer, songèrent-ils. Thogrim, l'un des deux guerriers, adepte de la lourde épée à deux mains, préféra sa propre par d'aventure, et se lança comme main d'œuvre pour l'aubergiste en coupant des buches à la hachette. Les autres, de leur côté, tentèrent la place du village, à la recherche d'une affiche proposant un job à la hauteur de leurs capacités. Le gnome hélas lui, ne fut pas à la hauteur de ladite affiche lorsqu'il la  trouva, 90 centimètres étant bien peu pour qui voulait s'en saisir. Qu'à cela ne tienne, la Force était de son côté, et c'est donc à Elle qu'il eu recourt pour récupérer le document accroché.



Un travail pas si mal...

'' Nous recherchons des voyageurs pour assurer l'acheminement d'un sac de courrier vers un petit village voisin. '' lut-il. Ce n'était peut-être pas glorieux pour un début, mais au moins, ils ne voyageraient pas gratuitement. L'affaire fut donc entendu avec Flu et Lycan, aussi ils s'empresse de trouver le bourgmestre afin de récupérer le nécessaire. Moyennant un contrat, un sac dépassant aisément Imaduyan leur fut remit, avec la recommandation bien sûr de ne pas ouvrir le courrier, confidentialité oblige, ainsi que la direction de leur destination. Dans un soucis de solidarité, le groupe se décida tout de même à récupérer Thorgrim, toujours occupé à couper du bois à l'arrière de l'auberge, avant de partir. Un abandon de poste sans prévenir qui ne sera donc pas récompensé par les trois pièces de cuivre promise...

A l'entrée du village, Imaduyan retrouva sa fidèle monture, et dignement prit place sur sa selle. L'aventure pouvait commencer. Au terme d'une journée de voyage passé à longer la côte, il ne se passa pas grand chose. Dans la soirée, Volverine se lança dans une chasse mémorable qui le conduira à trouver un lapin, tandis que le reste du groupe, lui, peina à trouver quelques racines à manger. L'Histoire ne retiendra pas le désir ardent du gnome de trouver du bois assurément mort pour le feu, ne supportant que l'on maltraite la nature en arrachant à ses amis les arbres quelques unes de leurs branches. Certes, le bois vivant ne brûle pas bien, c'est un fait.

Après une série de tour de garde, le matin arriva, et le groupe de paysans armés pu se remettre en route. La journée fut aussi sans intérêt que la précédente, la nuit aussi. Du moins, le croyaient-ils... Car au levé du soleil, Imaduyan constata le délit : le sac de courrier était ouvert, et moitié vidé. Comme seul indice, ils trouvèrent que des morceaux d'empreintes de pas sur les lettres, et un peu dans les environs. De petites empruntes de semelles pour être exacte. Après quelques soupçons du groupe envers le gnome, ils tentèrent de retrouver le responsable via son odeur, l'odorat de Volverine étant leur meilleur atout de l'instant. La piste n'était plus très fraîche cependant, et avec l'air marin chargé en sel, ils finirent par perdre toute trace, qu'elle soit visuelle ou olfactive.

Qu'importe, qui saurait qu'il manque du courrier ? Conclurent-ils. Ce n'est pas comme s'ils pouvaient y faire quelque chose désormais. Il continuèrent alors leur route, jusqu'à ce qu'après quelques heures, des cris de paniques les alerte, et les poussent à accourir vers la plage. C'est là qu'ils aperçurent la source de cette agitation. Deux pêcheurs aux filets chargés de poissons étaient au prise avec une étrange créature probablement amphibienne, à en juger par son aspect humanoïde poissonneux, les algues qui la couvraient, et son trident, pour faire cliché. Ni une ni deux, Flu se lança droit sur le combat avec sa hache de bataille, séchant au passage ses alliés hésitants. Les coups s'échangèrent, les deux se blessèrent, jusqu'à ce que finalement le reste du groupe se décident à intervenir, permettant ainsi aux pêcheurs de fuirent en sécurité. L'étrange créature, bien que vigoureuse et puissante, vit ses chances de victoire s'amenuiser sous tant d'adversaires. Risquant la fuite, ce fut la dernière chose qu'elle fit de sa vie. Son trident par contre se trouva être prit en affection par Flu, qui l'adopta malgré l'odeur qu'il charriait.

Revenu voir ce qu'il était advenu de ses sauveurs, l'un des deux pêcheurs les accueillit, les remerciant chaleureusement. Comprenant que le groupe était aussi là ( enfin, surtout là )  pour le courrier, il les guida à travers la forêt qui entourait son village. Probablement même qu'il l'aurait fait d'une traite si un immense sanglier ne leur avait pas barrer la route. Criblés de flèches, le regard mauvais, il n'hésita pas à charger, malgré que le gnome avait opté pour le dialogue. Armé de son tout nouveau trident, Flu le réceptionna en bonne et due forme, fourrant loin dans le groin de l'animal l'arme aux trois dents. Animé de son propre désir de servir enfin à quelque chose, Lycan contourna le puissant bestiau et l'éventra de sa serpe, ce qui mit fin à l'existence du sanglier. Étonné, le pécheur leur expliqua que ce genre d'animaux se chassait à l'usure sur plusieurs jours parfois, et que les chasseurs avaient probablement du perdre sa trace. Imaduyan, qui n'écoutait pas vraiment, préféra ausculter l'animal qui avait refusé de lui répondre. Le constat était sans appel : cette créature était morte depuis quelques jours déjà. Une information qu'il garda cependant pour lui.

Arrivés au village, ce fut la fête pour le groupe atypique. Accueillit en héros pour avoir sauvé les deux pécheurs et vaincu sans effort un puissant représentant du règne des sangliers, chacun attendirent le récits de leurs aventures tout en leur payant généreusement à boire et à manger. Forcément, ici était une zone isolée, où il ne se passait jamais grand chose. A part deux disparitions il y a une dizaine d'années, et la mort du propriétaire du manoir de la ville la semaine passée, la vie était monotone pour les chasseurs et pêcheurs qui peuplait cette bourgade.

La livraison du courrier se fit sans heurte, ce qui permit aux quatre membres du groupe de toucher leur salaire, s'élevant à 15 pièces d'or en tout. Enfin, leur travail n'était pas tout à fait terminé, car l'un des objets à livrer, un coffret, leur fut remit avec la demande de le déposer au manoir. Ce n'était pas payer, mais n'ayant plus grand chose d'autre à faire du reste de leur journée, ils s'y attelèrent.


Une bien étrange découverte

Le manoir avait fier allure, et dominait en bonne partie la ville. Avec la mort récente du propriétaire, Mr. Franck, il ne restait plus que des domestiques s'occupant des lieux dans l'attente du propriétaire suivant, la tante de défunt. Ce fut une jeune femme, Émilie, qui les accueillit à l'entrée. Le teint blême et la tristesse du deuil marquaient ses traits, mais elle s'efforçait de sa voix monotone de résoudre l'affaire qui amenait le groupe. Pendant ce temps là, Imaduyan resté derrière, passa son temps comme d'habitude à lancer des détections de la magie à tout va, que ce soit sur le coffret en question, sur l'ensemble de la maison, ou même les pierres qu'il croisait parfois au bord de la route. Forcément, il releva des auras. Mais quel riche n'avait pas de chauffe-eau magique ou de fleur qui danse sur mot de commande chez lui ?

Emilie profita de leur présence pour leur soumettre une requête qui lui était personnelle. Par inadvertance, elle avait laissé s'échapper l'un des deux oiseaux de son défunt maître alors qu'elle s'occupait de la volière. Seul souvenir encore vivant de lui, elle semblait désireuse de le récupérer, et proposa donc au groupe à sa porte de partir à sa recherche. Retrouver un oiseau dans une forêt n'était pas évident, mais pourquoi pas ? S'il avait vécu ici, peut-être que l'oiseau était resté dans les environ. Acceptant l'offre, Émilie les invita à entrer dans le bureau de Mr. Franck afin de leur montrer une photo de l'animal. Le bureau en question était immense, mais son centre était pleinement occupé par une gigantesque volière maintenu par un tronc central. Les portraits n'en apprirent pas beaucoup au groupe, qui ne surent reconnaître l'espèce aviaire, et se contentèrent donc de son apparence. Alors qu'Émilie s'en retournait à ses tâches, ils se permirent de fouiller plus en détail le bureau, ce qui leur permirent de mettre la main sur plusieurs documents, dont un qui attira leur attention plus particulièrement. Il s'agissait d'une feuille sur laquelle ils purent lire '' C'est entre le travail et le sommeil que je vis, mais c'est dans la nourriture que je me réfugie. ''. Un texte bien curieux, mais trouva beaucoup de son sens grâce à l'intervention hasardeuse de Imaduyan, entré alors dans la volière pour récupérer des grains dans la mangeoire. S'il espérait s'en servir pour appâter l'oiseau, il ne s'attendait pas à trouver un étrange morceau de clef caché au milieu des graines...

Le reste de l'énigme fut rapidement résolu. En interrogeant la domestique, ils apprirent que Mr. Franck vivant surtout dans son bureau, et dormait tard le soir – quand il dormait – sur le canapé juste derrière. Une inspection rapide et à la discrétion d'Émilie alors repartie leur firent découvrir un autre fragment de clef. La magie du gnome ne la répara pas, mais un peu de matière grise et d'huile de coude leur permirent de comprendre que les encochent permettaient aux deux moitiés de s'emboiter dans les deux sens. Il n'existe pas de serrure sans clef, c'est donc en toute logique que chacun chercha ce que l'objet reconstruit pouvait bien ouvrir. En peu de temps, ils mirent la main dessus : sur le tronc central de la volière était dissimulé la serrure. En l'activant, le sol s'écarta doucement sous eux, révélant un escalier en colimaçon s'enfonçant dans les ténèbres, faute de lumière.

Tant pis pour l'oiseau, ils venaient de trouver quelques chose de bien plus intéressant, visiblement.